Les difficultés et le regard des gens quand on est maman jeune.

Les difficultés à être mère jeune

Beaucoup de filles sont mamans, parfois trop jeune. Il est très difficile d’être maman mais encore plus quand on est encore un enfant (adolescent(e)). Pas mal de jeunes filles sont confrontées à cette réalité sans même savoir où elles mettent les pieds, sans même être sortie de l’enfance.

Plus de 2 millions de filles sont maman avant leurs 15 ans. La maternité précoce touche, de manière disproportionnée, les jeunes filles peu instruites.

Une fille qui devient maman trop tôt, ça change complètement sa vie. Sa vie personnelle comme sa vie d’étudiante est affectés. L’arrivée d’un enfant entraîne souvent la fin de la scolarité de la mère mais aussi (parfois) pas mal de conflits dans sa vie de famille.

Le corps de la femme n’est pas tout à fait fini à cet âge là du coup il y a plus de complications pour une jeune fille de 10, 15, 17 ans que pour une femme de 30 ans. Chaque année, on estime que 70 000 filles de 10 à 19 ans meurent de complications liées à la grossesse et à l’accouchement, et on avance le chiffre alarmant d’un million d’adolescentes dont l’enfant n’atteint pas son premier anniversaire. (info prise sur internet)

Le regard des gens, sur les mères jeunes

Le regard des gens ? C’est parfois ce qui fait le plus mal dans tout ça… Beaucoup de jeunes filles se fit aux préjugés des autres. Personnellement, ça n’est pas du tout mon cas.

Tout ces préjugés qu’on entend à tout va : « Ha mais t’es une pute parce que t’as couchée », « t’es une salope parce que t’es enceinte alors que t’es jeune », « t’es une ci parce que t’as fais cela… » et ainsi de suite. Ce genre de personnes qui jugent sans même connaître le passé de cette jeune fille, devrait fermait sa bouche avant de parler. Ce petit être ne peut être que du bonheur mais beaucoup ont du mal à le comprendre. Beaucoup parlent sans savoir. Les gens te dévisagent du regard sans même connaître cette sensation de sentir son bébé.

Sachez que si ont est enceinte, ça ne veut pas dire être une traînée qui donne ses fesses à tout bout de champs (personnellement ça n’est pas du coup mon cas). C’est malheureux à dire mais parfois ça arrive que des personnes font des bébés pour les allocations ou pour se montrer mais nous ne sommes pas toutes pareilles.

Vous jugeaient sans même savoir si ce bébé était voulu, sans même savoir si ce bébé a était conçu pendant un viol, sans même savoir si c’était un choix ou non, sans même connaître notre vie, notre passé, ni même notre présent.

Témoignages

Voici quelques témoignages trouvés sur internet, histoires de vous montrer que derrière une grossesse, il y a pas mal de blessures et de sacrifice.

1.Elle a du quitter l’école après l’arrivée de son bébé.

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« Je ne voulais pas d’enfant, et nous avons tout fait pour nous protéger , mais je suis quand même tombée enceinte. Quand je m’en suis rendue compte, j’ai ressenti à la fois de la joie et de la tristesse. J’étais heureuse d’avoir un bébé, et triste parce que je savais que je devais arrêter l’école. »  Janet, 15 ans (Colombie)

 2.Elle a faillit mourir en accouchant.

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« J’ai perdu beaucoup de sang lors de l’accouchement parce que mon placenta n’est pas sorti. Une ambulance m’a transportée à l’hôpital où j’ai reçu une transfusion de sept poches de sang. Personne ne m’avait prévenue du risque d’avoir un enfant jeune. Maintenant, je ne veux plus en avoir. » Keya, 14 ans (Bangladesh)

3. On l’a obligée à vivre avec les parents de son violeur.

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« J’ai appelé mon instituteur pour connaître les résultats de mon examen de fin d’école primaire. Ensuite, comme il avait mon numéro, il n’arrêtait plus de m’appeler en me demandant de venir le voir. Je refusais, mais un jour, il m’a menacée. J’ai eu peur, alors j’y suis allée pour récupérer les résultats de mon examen. Il en a profité pour me violer. »

« Mes parents et les siens ont convenu que sa famille s’occuperait de moi jusqu’à l’accouchement. J’ai donc vécu chez eux pendant cinq mois jusqu’à l’arrivée du bébé. »

« Avant d’avoir le bébé, j’allais à l’école. Maintenant, en voyant mes amis sur le chemin de l’école, je suis triste. Très triste. Je voulais avoir des enfants plus tard, pas maintenant. » Aïssa, 15 ans (Burkina Faso)

4.Le père de son enfant a pu continuer l’école mais pas elle.

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« Je rêve de retourner à l’école. Je m’y plaisais beaucoup. J’avais un groupe d’amis, on faisait des spectacles et on chantait. C’est triste de les voir aller à l’école et de ne pas pouvoir le faire. »

« Même mon copain continu d’aller à l’école comme avant, alors que moi, je dois rester à la maison. Mon seul souhait, est que mon fils reçoive une éducation. » Angelica, 13 ans (Haïti)

 5.En jouant avec son bébé, elle a l’impression de redevenir une enfant.

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« C’est tellement dur de s’occuper d’un enfant quand on en est encore un soi-même. Je dois prendre soin d’eux et de mon mari, ce qui ne me laisse aucun temps libre. »

« Mais mon fils aîné fait pleins de choses drôles. J’aime jouer avec lui car, dans ces moments-là, j’ai l’impression d’être moi aussi une enfant. Quand on joue, c’est comme s’il était mon ami, pas mon fils. » Amira, 15 ans (réfugiée dans un camp en Jordanie)

 

Voilà les filles, c’était les cinq témoignages dont je tenais vraiment à vous faire part.

Ne vous négligez pas, ne négligez pas l’école, ne négligez pas votre enfance. Vous avaient le temps pour faire un enfant. C’est magnifique même magique, mais c’est très dur d’élever un enfant. Je parles en connaissances de cause. Faites attention à vous mes sœurs. Que Dieu vous préservent et vous guident dans votre vie futur. Cœur sur vous…

Récit de mon accouchement.

Trois jours avant mon accouchement.

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Jour 3, avant mon accouchement.

les contractions se faisaient bien ressentir mais vraiment très espacer (toutes les 4 à 5 heures) du coup je ne m’inquiétais pas plus que ça.

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Jour 2, avant mon accouchement.

Les contractions se rapprochaient de plus en plus…cette fois-ci elles étaient espacer de deux heures, grand maximum. Ma maman qui connait bien ça (et oui, au bout du 6 ème enfant, tu commences à connaitre aha), m’a dit « tu verras Tiphany, c’est le travail qui commence ! ».

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Jour 1, c’est le jour J. [ 08 septembre 2015 ]

3 heures du matin : contractions.

3 heures 45 : contractions.

4 heures 30 : contractions.

5 heures 00 : contractions.

5 heures 20 : contractions.

5 heures 40 : contractions.

6 heures 00 : contractions.

6 heures 10 : contractions.

6 heures 20 : contractions… etc.

Mes contractions étaient bien là, présentent à un tel point que la douleurs n’en n’était plus supportable mais je ne voulais pas réveiller ma maman qui dormait tellement bien et mon compagnon qui dormait aussi très bien, en sachant qu’il allait se réveillé dans même pas une demi heure parce qu’il travaillait.

Arrivée 7 heures 00, tout le monde debout. Ma maman me demande si ça va, je lui répond que j’ai très mal au ventre mais que ça reste à peu près supportable. A 11 heures, elle avait rendez-vous au lycée de mon petit frère de 17 ans du coup elle m’a dit de me prendre un bain, de finir de préparer ma valise au moins si quand elle revenait j’avais encore mal, elle me mènerait à la maternité.

Mon homme, lui, sentait que c’était le jour J. Tellement prévoyant, il appelle son travail pour dire qu’il ne viendrait pas parce que aujourd’hui c’était la naissance de notre fille (à vrai dire heureusement qu’il a vu juste sinon je n’oses même pas imaginer la tête de son patron si mon homme lui apprend que finalement je n’avais pas accoucher le jour qu’il a rater le travail, lol).

Retour du rendez-vous de ma maman vers 12 heures. Les contractions étaient de plus en plus rapprochées et me faisaient tellement mal que j’avais envie de pleurer mais je prenais beaucoup sur moi. Seules les mamans peuvent comprendre cette douleur qui fait atrocement mal mais à la fois du bien en pensant que c’est notre petit être qui se prépare à pointer le bout de son nez pour nous voir.

12 heures 30 : arrivée à la maternité. Je vais vite au urgences maternité, (il faut sonner pour dire qu’on est venue parce que c’est « privé », pas tout le monde peu entrer) pour tout vous dire, je suis restée devant la porte, j’avais trop honte de parler devant tout le monde lol…  du coup quand une des sages femmes des urgences sort, elle me voit et me dit « OOOOOOOH MAIS VOUS ETES DE COMBIEN DE MOIS ?!! VOUS ALLEZ ACCOUCHER, FALLAIT SONNER ! VENEZ VIIIIIITE !!!! ». Je suis devenue rouge écrevisse. Je ne vous racontes pas le fou rire de Valentin quand il a vu que je suis devenue toute rouge…

Déjà quand elle m’a vu, elle m’a mise direct en salle de travail. Elle me demande de me déshabiller, puis de m’installer. Une fois installée, elle m’examine et me dit « dilatation 3 et demi, c’est pour aujourd’hui ou demain mais vers les minuit – 2 heures du matin si tout se passe bien !! ». Inutile de vous dire la peur que j’avais, la boule au ventre… j’avais peur d’accoucher, peur de ne pas assurer, peur que ça se passe mal, peur vraiment de tout. Je me posais milles et une question. Heureusement que Val était là pour rassurer, me faire rire, faire en sortes que tout se passe bien.

La sage femme me propose la péridurale, je dis oui sans même réfléchir, puis là, elle me dit « finalement ça serait mieux que vous marchez pendant une heure, dans l’hôpital, histoire de dilater un peu plus. » J’étais morte, mais j’ai acceptais. Après tout, elle sait ce qu’elle fait. Val et moi allons rejoindre ma maman qui nous attend dans la salle d’attente.

On décide d’aller manger un bout à la cafétéria de l’hôpital histoire de faire passer le temps. Pendant que j’étais entrain de me faire examiner, ma maman s’est chargée d’appeler toute ma famille, tout le monde a débarquer, aha.

Un peu plus de 13 heures, l’heure s’était écoulée donc on décident de remonter en salle de travail.

La sage femme revient, me demande si ça va et m’examine. Elle me dit que le travail a un peu avancer et me dit que je suis dilatée a 4.

Elle demande à mon homme de sortir de la salle et fait venir trois anesthésistes pour me poser la péridurale. La première me fait un cathéter à la main (ça faisait trop mal !), la deuxième me met la perfusion, la troisième me demande de lever mes piercings et de me pose des questions, et ma sage femme qui devait m’accouchée m’installe la blouse et regarde mon dos. Avec toutes les horreurs qu’on avait pu me raconter sur la péridurale et cette fameuse grosse aiguille, je balisée grave. Au final, l’anesthésiste m’a piquée et tout s’est très bien passer. Je n’ai même pas ressenti de douleurs… en même temps avec la douleurs des contractions, c’était impossible que je sentes autre chose.

La sage femme fait rentrée mon homme…

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[ Puis, on laisse passer le temps… ]

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13 heures 45…

14 heures 45…

15 heures 45…

16 heures 45…

17 heures 45…

Et, nos familles qui attendaient l’arrivée de notre princesse.

On faisaient passer le temps comme on le pouvait… Les portables, internet, les magasines, les fous rires…etc.

20 heures 30, la princesse n’était toujours pas là. J’étais entrain de rigoler avec Val quand d’un coup plusieurs sages femmes m’ont retourner brusquement, m’ont examiner très vite… elles parlaient entres elles mais ne me disaient rien à moi. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait donc j’ai demandais et elles m’ont expliquaient que j’avais fais un genre de malaise mais qui ne se voit pas physiquement, c’est à dire qu’on ne le sent pas venir, on se sent bien. Tout aller bien pour moi. En fait, ma fille et moi, nous étions entrain de mourir sans même que je m’en rendes compte. C’est vrai que c’est difficile à croire mais c’est vrai… grâce à Dieu, tout est aller beaucoup mieux par la suite parce qu’elles m’ont mit un produit dans la perfusion qui (apparemment) a stabilisé l’état de ma fille et de moi même.

Vers 21 heures 15, la pose des eaux n’était toujours pas rompu donc ma sage femme décide de la percée, elle décide ensuite de m’asseoir histoire de faire partir bien tout le liquide amniotique. Au moment où elle m’assoit, tout va bien. Un quart d’heure après, gros malaise… cette fois ci, je le sens venir ! Je me sens mal, j’ai chaud, je n’arrives plus à parler ni même à me contrôler… Val, paniqué, a vite chercher une sage femme, elle me met quelque chose dans la perf et petit à petit je reprends.

22 heures… la sage femme m’examine et me dit « dilatation complète, on attend encore deux heures parce que c’est un premier bébé et on pourra commencer à pousser ».

DEUX HEURES PLUS TARD…

Sage femme qui revient nous voir : Allez, c’est l’heure, on va se préparer pour pousser !

Moi : MAINTENANT ??!!!

Sage femme qui rigole et me dit : Bah oui c’est l’heure, elle veut sortir la louloute !

Et allez que je commences à fondre en larmes, allez savoir pourquoi. Je penses que c’était la peur mais l’appréhension aussi.

Il était 23 heures 30 quand j’ai commençais à pousser. Après quelques poussées, ma petite princesse était là.

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23 heures 47, notre petite merveille a pointée le bout de son nez. Elle faisait 3kg 435 pour 50 cm. J’ai laissais coulée des litres de larmes. J’étais tellement heureuse.

Merci à mon homme de m’accompagner dans cette épreuve et aussi à toute ma famille.

Je souhaite à toutes les femmes du monde de vivre ce moment magique.

 J’espère que l’article vous plaira… N’hésitez pas à aimer et/ou commenter. Pleins de bisous, les filles.

Faisons les présentations.

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Voila, c’est moi…

Je m’appelles Tiphany, mais tout le monde m’appelle « Fanny ». J’ai 19 ans au jour d’aujourd’hui, 20 ans dans quelques jours (le 14 avril). Je suis de Marseille et j’étais lycéenne il n’y a pas si longtemps mais j’ai du arrêter… Je vous expliquerai par la suite le pourquoi du comment (chaque choses a son temps lol). Mes passions ? Le dessin, l’écriture, la lecture.

J’ai voulu me lancer dans un blog parce que j’adore ça. Je suis beaucoup de maman blogueuses sur mes réseaux sociaux du coup j’ai voulu me lancer à mon tour. Ça m’inspire…

VENONS AU PLUS IMPORTANT DE MA VIE…

Je suis une jeune maman, et oui… Je suis tombée enceinte 17 ans et j’accouchais presque 5 mois après avoir fêter mes 18 ans.

Ma merveille du monde s’appelle Louna, elle aura 17 mois le 08 février 2017. C’est un vrai amour de bébé, une petite merveille au quotidien, mon soleil à moi !

Je suis toujours avec son papa qui est lui aussi une merveille. Un homme qui m’a sortie de mon dur passé, qui a su me relevée quand ça n’allait pas. il me relève les bras quand je commences à les baisser. Un homme tellement merveilleux, je vis un vrai conte de fée à ses cotés même si ce n’est pas toujours facile.